Du haut du podium, il balance des flows qui tombent à la fois, lents, lourds et graves. Soutenus par un beat bien rythmé qui fait vibrer la salle. Le public, alors en symbiose parfaite avec le rappeur, l'accompagne de la voix, quand il égrène chaque titre de son répertoire.
La tension monte. Soudain, un fan qui n'en pouvait plus, force le cordon de sécurité et saute sur le podium. Il se jette sur l'artiste et l'enlace de ses bras à la taille, bien décidé à ne plus le lâcher. Si bien que Booba suspend sa prestation, le temps que les agents de sécurité le débarrassent de l'admirateur en transe.
Mais Booba demandera quand même aux spectateurs de faire une ovation à ce dernier. Puis, la partie reprend. Cette fois, avec un Booba qui, lui-même, semblait maintenant piqué par “la folie” contagieuse du fan de tout à l'heure.
Il se débarasse de sa casquette, de son tee-shirt. Les jeunes filles hurlent de plaisir et d'admiration à la vue de ce corps d'athlète tatoué aux pectoraux saillants. Avec sa boule à zéro, ses airs de bad boy, le rappeur garde toutefois la tête sur les épaules, même si on le voit arpenter le podium, micro dans une main et une bouteille d'alcool dans l'autre ! Un crâne brûlé ?
Booba est en effet l'un des rappeurs qui se f... pas mal des commodités. Lui dont les gestes équivoques (les doigts de la main gauche pliés, à l'exception du majeur dressé qu'il exhibe avec plaisir) et les textes corsés sont comme un opium pour ce public composite (jeunes africains et européens) qui l'adore. Un tueur, ce beau mec !.